La thérapie vibroacoustique (VAT) applique des vibrations sonores de basse fréquence (souvent 20–120 Hz) directement au corps, via des transducteurs intégrés à un siège, un matelas ou une table. Elle combine stimulation auditive et stimulation tactile profonde.
Un double canal sensoriel
Au-delà de l’audition, les basses fréquences sont ressenties comme des vibrations par les mécanorécepteurs cutanés et profonds. Cette entrée somatosensorielle supplémentaire pourrait expliquer des effets distincts de la simple écoute, notamment sur la détente musculaire et la perception corporelle.
Marqueurs autonomes
Plusieurs études évaluent l’effet de la VAT sur la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC), indicateur de l’équilibre sympathique/parasympathique. Des augmentations de la composante de haute fréquence (reflet du tonus vagal) ont été rapportées pendant ou après les séances, cohérentes avec un glissement vers un état parasympathique.
Applications étudiées
- Réduction de l’anxiété et de la tension musculaire
- Accompagnement de la douleur (fibromyalgie, troubles musculo-squelettiques)
- Soutien de la relaxation en soins palliatifs ou en réhabilitation
Limites et perspectives
Comme pour d’autres approches sonores, les protocoles manquent de standardisation (fréquence, amplitude, durée, positionnement des transducteurs) et les échantillons restent modestes. Les contre-indications (dispositifs cardiaques implantés, certaines pathologies) doivent être respectées. La VAT apparaît toutefois comme une modalité prometteuse pour moduler l’état autonome, méritant des essais contrôlés rigoureux.
Sources & références
Campbell E.A. et al., « Vibroacoustic treatment and its effects: a systematic review », travaux 2017–2021.
Bartel L., Mosabbir A., « Possible Mechanisms for the Effects of Sound Vibration on Human Health », Healthcare, 2021.
Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas un avis médical professionnel.